Stagiaire à Grandchamp-des-fontaines

Il n’est pas facile à trouver ce petit chemin qui s’enfile entre les arbres ! On se gare, près à partir… on ne sait jamais ! On ne voit toujours pas les ruches, dissimulées par une bute. Près du local, on s’active avant la visite des ruches, le bac d’eau de javel est prêt : désinfection des bottes et des outils obligatoire !

C’est Daniel Epingard, responsable de la formation et son équipe d’apiculteurs-formateurs qui accueillent les stagiaires. Un point sur les interrogations des stagiaires, une présentation du planning du jour, et c’est parti. Des petits groupes se forment et suivent déjà un formateur jusqu’à une ruche à visiter. Quelques petits coups d’enfumoirs pour prévenir les abeilles, juste le temps de consulter la fiche de suivi (registre d’élévage), consignée dans le toit de la ruche. Celle-ci permet de mieux connaitre la colonie et les opérations pratiquées précédemment. Qui ouvre la ruche ? 

Un rucher et une vie pour se former

Au rucher-école, on commence par apprendre à se comporter dans un rucher. Chaque visite impacte le travail de la colonie. On apprend donc à déranger le moins possible. Pour cela, il faut agir tranquillement et efficacement. Il y aura sans doute de l’appréhension vis-à-vis de la multitude d’abeilles, la peur de se faire piquer. Il faudra exercer son œil, afin de repérer les œufs, voir la reine… et affiner son analyse de l’état de la colonie : couvain, réserves de miel, taille et santé de la colonie… Chaque visite éprouve les sens et permet de se familiariser avec la pratique, affine les gestes, permet de prendre confiance et aussi du plaisir.

A l’issu des deux années de formations, soit près de 60h, chacun aura les bases pour gérer un petit rucher. Il faudra encore des années de pratique pour devenir apiculteur.