Le 7 mars dernier, L’UNAPLA organisait son AG, suivie d’une table ronde et d’un forum autour du frelon asiatique, en présence de plusieurs acteurs et élus territoriaux. Près de 130 personnes ont fait le déplacement pour assister à ces événements.
Bilan de l’AG
Après que le rapport et le bilan financier aient été approuvés à l’unanimité, Claude Scheiber, dans le tiers sortant, a été réélu et le conseil d’administration accueille un nouveau membre : Odile Dujardin.
L’UNAPLA poursuit ses activités : formation à l’apiculture de loisir (environ 100 stagiaires en 2025), le suivi et la création de ruchers partenaires, la vente de miel local, notre présence à diverses manifestations. 2025 a été marqué par l’inauguration de la nouvelle Maison de l’Apiculture à Nantes, qui héberge notre miellerie collective et une salle d’animation, marquant ainsi le retour de l’accueil de groupes et l’ouverture au grand public.
Nous avons également fabriqué et équipé nos 25 ruchers partenaires de harpes électriques, une action qui se poursuivra en 2026. L’année 2026 se veut dans la même lancée avec le développement de nouveaux partenariats et des activités pédagogiques ainsi que l’amélioration de la miellerie collective.
Nous continuerons d’entretenir nos liens avec les acteurs apicoles locaux en participant à leurs réunions et par nos actions au sein du Collectif frelon 44.
En fin d’AG, un cas sanitaire d’acariose des trachées a été présenté à l’assemblée. Détectée à l’hiver 2025 dans une ruche du département, qui a été détruite et le rucher isolé, il a été constaté qu’une reine avait été introduite en provenance d’Argentine. Il est important de rappeler que l’importation de reine ou d’abeilles peut induire des problèmes sanitaires avec l’importation de parasites.
Table ronde et forum autour du frelon asiatique
Suite à une année sous le signe du frelon asiatique, l’UNAPLA a souhaité mettre l’accent sur ce fléau à la suite de son AG. La présence accrue du frelon, en ville comme à la campagne a mis les ruches sous pression et de nombreuses colonies sont mortes avant la fin de l’été. Face à cette hécatombe et à la lenteur des décisions institutionnelles, il était nécessaire de réagir.
En effet, la loi (tant attendue !) de lutte contre le frelon asiatique a été votée à l’unanimité par le Sénat et l’Assemblée nationale en mars 2025 mais un an plus tard il manque encore les décrets d’application ! Les espoirs envers une action concrète de ce plan de lutte national et son application dans les départements par les préfectures ne sont pas au plus hauts.
Intervention de Sabine Lalande, secrétaire du Conseil Régional
L’UNAPLA a donc proposé aux acteurs en lien avec cette problématique de se réunir… et ils ont répondus à l’appel :
- Des élus et représentants de collectivités : Sabine Lalande, secrétaire du Conseil Régional et Lucas Migliasso, responsable du service Patrimoine végétal et espaces publics à la ville d’Orvault.
- Les acteurs du monde apicole du 44 : Sylvain Porcheron de l’ASAD 44, Olivier Brégeon du CETA 44, et Daniel Epingard du GDS 44 et du Collectif Frelon. Avec le soutien de l’ADAPL et du GRAPLA, qui n’ont pas pu faire le déplacement.
- L’association Polleniz, qui assure la coordination de la destruction des nids de frelons, représentée par Philippe Jahan, vice-président et Pierre-Jean Bernard, responsable développement associatif et régional.
Cette rencontre a permis de rappeler l’importance d’une organisation collective pour mieux prévenir, coordonner et renforcer les actions de lutte contre cette espèce invasive, aux conséquences multiples pour l’apiculture, l’agriculture, la biodiversité et la sécurité des habitants. L’objectif de ce temps d’échange, mené par les co-présidents de l’UNAPLA Claude Jajolet et Patrick Chable, était de mettre sur la table toutes les solutions possibles et réalisables pour 2026 et les saisons à venir. Des actions collectives existent déjà, comme le Collectif frelon 44, créé en 2023 qui propose un plan de piégeage des fondatrices au printemps en collaboration avec les communes et des structures apicoles qui se sont également équipées pour repérer et détruire des nids.
Lucides, nous ne croyons pas à une méthode miracle mais à la force d’un collectif par une lutte concertée sur le territoire !
Le frelon asiatique, pourquoi est-ce un fléau ?
Le frelon asiatique, ou frelon à pattes jaunes, a été vu pour la première fois en France en 2004, dans le Lot-et-Garonne. Depuis il n’a cessé de se propager et aujourd’hui, son aire de répartition s’étend sur presque tout le territoire français, à l’exception de quelques régions montagneuses. Il démontre une forte capacité d’adaptation et n’a que peu de prédateurs.
Son impact est multiple :
- Pour l’apiculture : la pression exercée sur les ruches réduit la capacité de production, la constitution de réserves de nourriture et peut engendrer des problèmes sanitaires, pouvant mener à la perte des colonies.
- Pour l’être humain : les attaques collectives pour défendre le nid s’il est dérangé sont particulièrement dangereuses et ces nids sont de plus en plus fréquemment à hauteur d’homme, dans les haies ou au sol.
- Pour l’environnement et l’agriculture : s’il se nourrit majoritairement d’abeilles domestiques par facilité, le frelon asiatique s’attaque aussi aux pollinisateurs sauvages et à d’autres insectes. Cela induit une moins bonne reproduction des végétaux, notamment dans certaines cultures fruitières, et à un impact sur les écosystèmes locaux.
Nasses à frelons sur ruches Dadant et Warré